Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 17:37

Un petit CR pour une petite prestation de ma part à la Montagn’hard.  Saint-Nicolas de Véroce les 5 et 6 juillet 2014. (lien photos en bas du CR)

Pour être prêt du départ de la course mon épouse et moi avions pris une chambre d’hôtel aux Contamines. 3H30 levé du lit après une nuit … blanche. Mais j’ai l’habitude et ce n’est pas un problème pour courir. A 4h lors de l’ultime vérification du sac, la couture de la bretelle du sac  Raidlight Olmo 5l se déchire. Pas de panique, j’avais un vieux sac de chez décath tout petit mais c’était mieux que rien. 

Une météo clémente pour un départ à 5h du matin avec Jean-Christophe (le fiston), que je ne verrai qu’une fois et arriva 6ème et Sangé Sherpa fera 1er en battant le record de l’épreuve de 40 minutes. Une petite pluie pas trop gênante nous a accompagné les premières heures. J’avais bien mémorisé le circuit et le départ donné, je ne fus pas surpris d’une première montée 400m après le départ. Les montées, les descentes et les ravitaillements se succédèrent avec un paysage magnifique. Les sommets de Prarion, Col de Tricot, Miage, La Frasse aux Contamines (ou j’ai vu pour la première fois Marie-Hélène) puis Tré-la-tête se sont bien passés vu que la vitesse moyenne était faible environ 4,5 km/h. Ma position dans la course restant  stable, au niveau de la 100ème place. Ma première surprise étant la descente de Tré-la-tête vers les Contamines. Une succession de rochers et de racines … un bazar sans nom ! Mais ça fait parti de la course.

A mi-parcours, le ravitaillement est aux  Contamines. Petite pause de 10 minutes refaire le plein, mais une certaine lassitude m’envahit et cette baisse d’énergie aurait du m’alerter sur le besoin de prendre du sel, aliment que j’aurai du prendre bien avant. Mais un autre « problème «  se hissait devant moi, quand je regardais le ciel … Le Mt Joly ! Une montée brutale de 1400 de dénivelé. Les pancartes annonçaient  aux randonneurs un temps de 4h pour monter ce mont. En fait, c’est ce que j’ai fait ! ! ! Et j’ai donc « ramé » pendant  toute cette difficile montée.  Oh que les 300 derniers mètres sont duuurs ! Des crampes sont apparues sur les releveurs des deux pieds. Donc obligation pour moi de monter les pieds à plat, c’est très désagréable. Là haut, on prend le chemin que l’on veut pour arriver au sommet. Et quand on est épuisé, on trouve que le chemin pris est toujours le pire de tous. Depuis le sommet, la descente sur le ravitaillement à « l’étape » fut évidement raide (un peu comme la montée), je m’y attendais un peu. « L’étape », c’est le ravito de la course où l’on peut laisser un sac de rechange et ainsi passer la nuit avec de nouveaux vêtements. Je change tout sauf  les chaussures le cuissard et le sac. Malgré que je sois « cuit » j’ai apprécié la descente suivante tout seul pendant la nuit avec les balises de signalisation. En fait, on voit mieux son chemin que le jour ! En arrivant au Bolchu (dans la vallée) ma moyenne était tombée à 3,7 km/h et mon allure sur le plat était à la limite celle d’un escargot ! Maintenant,  ce qui m’attendait, c’était le col de la fenêtre avec ses 1000m de dénivelé. Trop difficile à mon avis avec l’énergie qui me restait. A 23h Marie-hélène est venue récupéré le bonhomme, enfin ce qu’il en restait ! J’ai fait 67km mais je ne regrette rien.

Conclusions : Bravo à Jean-Christophe qui avait une tendinite au tendon d’Achille mais qui a su bien gérer sa course. Bravo à Sangé pour avoir gagné avec la manière (record battu de 40 minutes). 

Enfin, et c’est le plus important, une organisation sans faille avec une équipe de bénévole aux petits soins pour les coureurs.  Baliser une course en montagne doit être fait par des connaisseurs et à St Nicolas ils connaissent.  Je recommande vivement cette course mais c’est aussi un véritable défit personnel. L’année prochaine je pense que je serai moins gourmant et participerai à la Montagn’hard 60 km.

PHOTOS

Partager cet article
Repost0

commentaires